Un exemple de l’utilisation de la folksonomie : Twitter

La folksonomie est très présente sur le web depuis l’avènement du web 2.0, ou web collaboratif. En effet, les usagers des services du web qui s’inscrivent dans cette continuité sont amenés à créer, poster, diffuser du contenu ; mais aussi à l’indexer afin de retrouver ce contenu dans la masse. Tout internaute devient donc un indexeur potentiel, usant cependant du langage naturel.

Un site où cette pratique est très répandue est Twitter. En effet, le principe du hashtag (#) se trouve être de la folksonomie ; il permet à n’importe quel utilisateur d’insérer un ou plusieurs mots-clefs, issue du langage naturel, dans son tweet afin de permettre de le retrouver dans la multitude de tweets postés chaque jour. C’est donc une forme d’indexation libre, c’est à dire de folksonomie.

Cet exemple d’utilisation de la folksonomie à grande échelle nous permet d’éclairer quelques points, et surtout de relever quelques défauts de cette pratique.

Ainsi, si nous cherchons dans Twitter les tweets référencés avec #thesaurus, nous trouvons :

https://twitter.com/_homespun/status/446344469311676416

On peut donc tomber sur tout et n’importe quoi : un tweet sans contenu, mais sur lequel on va forcément tomber à cause du #thesaurus, un tweet dont le contenu n’est pas réellement pertinent, et entre les deux un tweet bien plus pertinent et qui utilise correctement le hashtag (évidemment).

Essayons avec un hashtag moins spécifique, #Londres :

Nous pouvons voir qu’avec un terme plus large, et bien plus utilisé que “thesaurus” (soyons honnête), l’indexation perd tout son intérêt : on trouve tout, et surtout n’importe quoi sur le sujet. Le terme ne servant plus à spécifier un tweet par rapport aux nombreux autres sans rapports, où est l’intérêt ?